Ville de Béziers
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PHOTO DE L'AFP EN UNE DU JOURNAL DE BÉZIERS : L'IMMIGRATION ILLÉGALE N'EST PAS UN MONTAGE MAIS UNE RÉALITÉ

La Ville de Béziers et son maire, Robert Ménard, ont été lourdement condamné par le TGI de Paris. Leur tort ? Avoir acheté à l'Agence France-Presse (AFP) une photographie de migrants montant dans un train en Macédoine, l'avoir publiée à la Une du Journal de Béziers de septembre 2015, sous le titre « Ils arrivent ! - Le dossier des demandeurs d'asile à Béziers », et y avoir ajouté, par un photomontage évident, "Béziers 3865 km" sur le wagon en arrière-plan. Le droit de la propriété intellectuelle de l'auteur de la photo a servi de fondement à cette décision. Dont acte. La Ville de Béziers a décidé de ne pas faire appel car le jugement est fondé en droit. Cependant, à aucun moment la Ville de Béziers n'a eu l'intention de « dénaturer le droit moral ou l’esprit de l'œuvre » de l'auteur de ce cliché, dont personne à Béziers ne sait rien, ni de l'esprit, ni de l’œuvre. En outre, ce photomontage était explicite, personne ne pouvant douter du message politique en Une du journal, usant d'une pratique habituellement employée dans le monde de la presse et qui consiste à utiliser une photographie pour illustrer un thème d'intérêt général. Une commune et son maire sont condamnés au motif que « les modifications apportées [à la photographie, ndlr] ne pouvaient être autorisées puisqu’elles sont par nature illicites en ce qu’elles sont xénophobes ». En droit, il a été jugé que la photographie ne pouvait être modifiée. Soit. L’appréciation juridique du document est une chose, le message politique rattaché à la liberté d'expression en est une autre. Un fait demeure. L’Europe connaît depuis deux ans un phénomène migratoire sans précédent. S'en émouvoir n'est pas « xénophobe » mais procède des prérogatives de l'élu en tant que lanceur d'alerte. Le droit s'arrête là où commence le jugement de valeur.

COMMUNICATION JUDICIAIRE

« Par jugement du 7 septembre 2017, le tribunal de grande instance de Paris a condamné in solidum monsieur Robert MENARD, en sa qualité de directeur de publication, et la VILLE DE BEZIERS, en sa qualité d’éditrice, à payer à monsieur Robert ATANASOVSKI la somme de 10 000 euros en réparation du préjudice que lui ont causé les modifications qu’ils ont apportées à des fins exclusivement xénophobes à sa photographie représentant des migrants en gare de Demir Kapija en Macédoine dans le n° 19 du Journal de Béziers ainsi que sur le site internet ville-beziers.fr »
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