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Les discours

  • Hommage aux 58 parachutistes morts à Beyrouth attentat du Drakkar : Vendredi 23 octobre 2020

    Mesdames, Messieurs,

    Au mois d’août dernier, le Liban s’est rappelé à notre souvenir avec l’effroyable explosion de Beyrouth. Une fois de plus, ce pays a hurlé de douleur devant les caméras du monde entier. Nous avons été touchés, bouleversés. Nous avons été solidaires. Parce que, pour nous, pour nous Français, le pays du cèdre n’est pas vraiment un pays étranger. Par la langue, par la religion, par notre histoire commune, le Liban est lié à la France, intimement lié à la France. C’est pour cette raison qu’en 1983, nos soldats étaient présents là-bas, pour tenter de juguler la guerre civile qui déchirait le pays. Et c’est alors que survint l’attentat dans la capitale libanaise. L’immense attentat qui frappa l’armée française. 58 parachutistes pulvérisés, disloqués après qu’un camion piégé ait foncé dans l’immeuble du Drakkar, où nos soldats étaient basés. Au même moment, nos alliés américains perdaient 241 soldats dans une attaque similaire à l’aéroport de Beyrouth. Ce carnage a marqué nos mémoires. C’est la pire agression subie par notre armée depuis la guerre d’Algérie.

     

    Les auteurs, cette fois encore, portent le masque sinistre de l’islamisme. Depuis la guerre d’Algérie – je viens d’y faire allusion - jusqu’au meurtre ignoble, la décapitation de Samuel Paty il y a une semaine, en passant par les attentats de 1995 ou du Bataclan, ce sont toujours les mêmes ennemis. Des ennemis jurés de notre pays, de notre nation, des ennemis jurés de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être. Leur mode d’action, au Drakkar comme sur la promenade des Anglais à Nice, demeurent celui des lâches. On tue en tirant dans le dos. On fonce dans la foule. On envoie un camion piégé pour détruire un poste de notre armée. On exécute des innocents désarmés. On égorge des jeunes filles. On n’affronte jamais face-à-face. Au Drakkar, ce jour d’octobre 1983, c’est le mal, le mal islamiste qui a tué nos militaires, sans qu’ils puissent répliquer. 37 ans après, le Liban est toujours, malheureusement, sous la coupe de ces monstres. Et la France, notre France, est devenue le terrain de jeu des fous d’Allah.

     

    N’oublions jamais les morts du Drakkar. Ils sont de cette longue liste des victimes d’un intégrisme religieux qui continuent de tuer les nôtres et, avec eux, ce qui nous est le plus cher : notre liberté. Vive notre armée ! Vive nos paras ! Vive la France

  • Hommage à Samuel Paty : Lundi 19 octobre 2020

    "Mesdames, Messieurs,

    Mes chers compatriotes,

    Avant toute chose, je vous propose d’observer une minute de silence en mémoire de Samuel Paty et en soutien, en respect et en amitié pour sa famille et pour ses proches.

    (Minute de silence)

    La tête tranchée. Un professeur d’histoire a eu la tête tranchée, en France, en 2020, parce qu’il a fait son travail. Parce qu’il a expliqué à ses élèves ce qu’est la liberté d’expression. La tête tranchée par un islamiste tchétchène qui bénéficiait du statut de réfugié, c’est-à-dire de la protection de la France !

    Stupéfaits, nous l’avons tous été, vous comme moi, devant cette nouvelle, devant ce mot terrible, une « décapitation », surgie à la une de l’actualité, vendredi dernier. Cela, à quelques kilomètres de Paris, l’horreur à la sortie des classes.

    Vendredi dernier, nous avons franchi un nouveau cap, une plongée dans l’obscurantisme. Vendredi dernier, un enseignant est devenu un martyr de la France.

    J’ai envie de vous dire que rien ne sera plus comme avant, que rien ne doit plus être comme avant. Que nous devons nous réveiller ! Qu’il est vital pour notre pays que nous nous réveillions. Mais, comme vous, j’ai un peu de mémoire. Comme vous, je me souviens qu’on a égorgé un prêtre dans son église et qu’alors, déjà, nous avions eu les mêmes mots, les mêmes indignations. Et puis, rien. Nous continuons à avancer, tels des somnambules, vers un précipice.

    Aujourd’hui, en France, vivent sur notre sol des barbares, des monstres, les pires des ayatollahs. Des dizaines sont déjà passés à l’acte. D’autres poursuivront cette macabre entreprise, au nom d’Allah.

    Depuis plus de 40 ans, nous sommes anesthésiés par l’aveuglement, les mensonges, les lâchetés. Sous nos yeux, des enfants sont massacrés à bout portant dans leur école parce que juifs. Des policiers sont attaqués à longueur d’année, deux d’entre eux suppliciés devant leur propre fils. Des journalistes sont exécutés pour avoir dessiné Mahomet. Des jeunes filles sont égorgées dans une gare. Des familles sont écrasées alors qu’elles assistaient au feu d’artifice du 14 juillet. Toute une jeunesse est fauchée pendant un concert de rock. Un gendarme décide de se sacrifier pour sauver ses prochains. Les meilleurs de nos militaires sont abattus aux confins des montagnes afghanes et au Sahel...

    Des centaines de vies anéanties, des centaines de familles détruites. Des années d’horreur, de drames, de larmes.

    Contre cet enfer, que fait notre pays ? Un carnaval de bougies, de peluches, de fleurs, de dessins, de belles et solennelles déclarations, de chartes de la laïcité et des « valeurs de la République » ânonnées jusqu’à l’étourdissement.

    Face à cette pantomime hallucinée, ils sont des milliers à avoir d’ores et déjà déclaré la guerre à notre pays, à notre nation, à notre civilisation. Un État dans l’État ! Ils sont des centaines de milliers à dire qu’ils ne veulent pas de notre mode de vie. Arrêtons d’être étonnés. Il suffit de les écouter, de lire les enquêtes les concernant, de ne plus fermer les yeux sur leur menace grandissante : 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans – les trois quarts - affirment placer l’islam avant la République ! Petit à petit, jour après jour, le totalitarisme islamiste impose sa loi, ses règles et ses interdits, jalousement protégés par ceux qui imposent, qui nous imposent… le vivre-ensemble. Vivre-ensemble, la tête séparée du corps ? Vivre-ensemble quand, déjà, 40 % des enseignants reconnaissent qu’ils s’autocensurent sur certains sujets face à leurs élèves. On n’a pas de mal à imaginer lesquels…

    Tout cela, je le refuse. Je dis non. Je ne veux pas me soumettre !

    Aujourd’hui, ici, j’accuse, oui j’accuse ceux qui, au nom de la tolérance, cèdent et lâchent sur tout : le voile islamique, les activités non-mixtes, les repas de substitution, les mosquées radicales.

    J’accuse ceux qui, prétextant le risque de « diviser les Français » - commode alibi pour tous les renoncements -, refusent de prendre les mesures qui s’imposent.

    J’accuse ces élites qui se compromettent avec le séparatisme qui infeste les rues de nos villes, les terrasses de nos cafés, les commerces communautaires.

    J’accuse ceux qui disent « Je suis Charlie mais… ». Mais quoi ?

    J’accuse ceux qui, sur les plateaux télé ou dans les partis politiques, refusent tout débat, toute discussion sur l’islam, sur l’immigration, sur le mode de vie et sur notre identité au nom du « pas d’amalgame ».

    J’accuse ceux des musulmans de France qui excusent les terroristes ou qui refusent de condamner leur barbarie.

    J’accuse ceux qui hurlent au racisme systémique et à l’islamophobie chaque fois que l’on fait mine de résister aux fatwas des fous de Dieu.

    J’accuse ces élus collabos qui consentent à sacrifier la France, prêts à toutes les compromissions pour gagner quelques voix lors d’une élection.

    J’accuse les lâches qui ferment les yeux devant l’évidence, qui refusent de dire la réalité et d’utiliser les bons mots, les vrais mots.

    J’accuse tous ces politiciens et ces éditorialistes qui, depuis plus de 40 ans, se mentent et nous mentent.

    J’accuse tous ceux qui choisissent la lâcheté et la soumission au détriment du courage et de la résistance.

    J’accuse ceux qui laissent la France devenir un enfer, une terre de décapitation.

    J’appelle nos dirigeants à ne rien céder sur la liberté d’expression. Sur cette liberté de la presse que, durant plus de 20 ans à la tête de Reporters sans frontières, j’ai défendue avec mes confrères en France comme partout dans le monde. Aujourd’hui, ces caricatures sont devenues l’étendard de nos libertés.

    J’appelle nos dirigeants à stopper l’immigration de masse, véritable terreau de l’islamisme politique, à déclarer la guerre – la vraie – au salafisme, à expulser la totalité des imams radicaux, à interdire le voile dans l’ensemble de l’espace public.

    Cette barbarie ne s’arrêtera pas. Il faut lui déclarer la guerre. Et on ne fait pas la guerre à coups de marches blanches et de pancartes. L’heure n’est plus à l’indignation, l’heure est au combat.

    Vive la liberté d’expression ! Vive la liberté ! Vive la France combattante !"

    Robert Ménard, maire de Béziers, Président de la l'Agglomération Béziers-Méditerranée

    Hommage à Samuel Paty - Lundi 19 octobre 2020

  • Hommage aux Harkis : Vendredi 25 septembre 2020

    "Mesdames, messieurs,

    C'était il y a longtemps. Il y a très longtemps. Avant que les vagues de nos souvenirs se perdent sous le sable immense du temps. C'était au temps de « la plus grande France », une magicienne qui avait jeté un sort dans nos cœurs.

    Cette France avait des enfants de toutes races, de toutes religions, de toutes conditions. Elle s'étendait des plaines de Flandre au désert du Sahara. Elle se couvrait de granit en Bretagne et de façades blanches en Algérie. Nous l'aimions immense et universelle. Nous étions tous ses enfants.

    Et quand certains ont décidé de l'attaquer, nombre de ses enfants, justement, se sont dressés. Parmi eux, les plus beaux, les plus fidèles, sans doute les plus courageux : je veux parler, évidemment, des Harkis.

    Les Harkis ont cru que le rêve pourrait continuer. Ils ont cru aux promesses ; ils pensaient que cette grande France avait un avenir, entre les blocs, entre les idéologies. Oui, cette voie singulière de la France, ce chemin parmi les nations, ils étaient persuadés qu’il nous grandirait tous.

    Les Harkis ont été trahis. Abandonnés au plus lugubre, au plus tragique des destins. Parqués comme des chiens en métropole, dans des camps indignes, ils ont dû vivre à l'ombre de la prospérité des Trente glorieuses.

    Ils furent la tache indélébile que notre pays cachait sous la nappe de l'Histoire, la blessure la plus terrible.

    Ceux qui n'avaient pas réussi à fuir la nouvelle Algérie dictatoriale connurent le martyr. La torture infinie sous le soleil des vainqueurs. Leurs corps suppliciés remplissaient les fosses de l'indépendance. Les Harkis n'étaient plus rien. Moins que des perdants, moins que tout. Les assassins du FLN, avec la complicité de quelques Français, les écrasèrent sous leur botte, jetant bébés, femmes, vieillards et hommes valides dans la fournaise de leur folie.

    Cette histoire me hantera éternellement. J'ai honte pour ma France. J'ai honte pour cette mère qui, l'espace d'un été maudit, a détourné les yeux de ses meilleurs enfants.

    Pour moi, les Harkis furent une rencontre personnelle, intime. Leur façon de chérir notre langue, leur façon de résister, d'aimer, de vivre coûte que coûte. Quelle leçon ! Ils sont la France, la France dans son essence, celle du défi, du panache, celle qui se moque de l'air du temps et des fossoyeurs de la grandeur.

    Je crois que mon ami, mon cher ami, mon frère Nourredine, ici présent, symbolise tout cela. Je vais vous faire une confidence, quelque chose que j'ai sur le cœur. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi français que lui. Son sang est bleu-blanc-rouge. Pour Nourredine, notre drapeau n'est pas qu'un drapeau, c'est une relique. Une sainte relique.

    Nourredine est l'exemple même de ce qui aurait pu se passer entre Européens et Musulmans si la France avait choisi une autre direction. Ensemble, nous aurions été tellement plus forts !

    Le torrent des années a passé, il a inondé les mémoires. C'est maintenant la décrue. Soyons optimistes car le pessimisme ne sert à rien. Je suis sûr qu'un jour notre pays aura le courage de réexaminer son passé. Je suis sûr que les Harkis retrouveront enfin la place qu'ils méritent, oui Nourredine, qu'ils méritent, que tu mérites, dans notre longue histoire. Et cette place, elle est dans les bras de leur mère, de notre mère la France.

    Merci à tous. Merci Nourredine, merci pour ce que vous avez fait, pour ce que tu as fait, pour Béziers et pour la France !"

    Hommage aux Harkis

    Robert Ménard, maire de Béziers

Hotel de ville

Dernière mise à jour de la page : 23 octobre 2020

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