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HALLES |
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Coeur commercial du centre-ville, les Halles de Béziers, du type Baltard, ont été ouvertes en 1891 et d'innombrables commerces s'y établissent dans des conditions de propreté et d'hygiène jamais atteintes dans les autres marchés de la ville. Plus d'un siècle et demi plus tard, leur rénovation complète est entreprise et les nouvelles Halles inaugurées en 1987. Elles sont inscrites aujourd'hui à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Au Moyen-Age se trouvait là l'un des sanctuaires les plus vénérés de la cité : l'église Saint-Félix. C'est là que le 7 avril 1247, le vicomte de Béziers, Raymond II Trencavel, après un ultime sursaut de révolte contre le pouvoir royal, remit sa vicomté entre les mains du roi de France, Saint-Louis.
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HOTEL DE VILLE |
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C'est en l'an 238 que les Consuls de Béziers font l'acquisition d'un vaste immeuble pour en faire la Maison Commune qui deviendra plus tard Hôtel de Ville, à l'endroit même où il se trouve aujourd'hui. Cet immeuble comportait une tour, la Tour de l'Horloge, qui existe encore de nos jours, mais qui sera plusieurs fois reconstruite. Du XIVème au XVIème siècle, l'édifice connaît maints aménagements avant d'être totalement repensé en 1729. Avant la Révolution, comédies, concerts et opéras étaient donnés, avec l'accord des Consuls, dans l'une des salles où siège aujourd'hui le Conseil municipal. L'Hôtel de Ville eut ses heures tragiques : en 1790, les "gabelous", ces agents de la gabelle qui luttaient contre la contrebande du sel, pris à partie par la foule qui les détestait, se réfugièrent dans la Tour de l'Horloge où ils furent massacrés par les émeutiers et leurs corps jetés par les fenêtres.
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INJALBERT |
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L'un des plus grands sculpteurs Français. Jean-Antoine Injalbert, né à Béziers en 1845, était le fils d'un maçon et tailleur de pierres qui lui inculque l'amour de la sculpture. Le jeune Injalbert veut dès lors donner une âme à la pierre. Il monte à Paris et devient un brillant élève de l'Ecole des Beaux Arts. L'une de ses oeuvres, "La Douleur d'Orphée" lui vaut le Grand Prix de Rome et lui ouvre les portes de la Villa Médicis. Ses créations sont vastes, Paris en possède plusieurs. Et aussi Béziers, sa ville natale : elles ornent notamment le Plateau des Poètes et le Cimetière Vieux. Membre de l'Institut, Commandeur de la Légion d'Honneur, Injalbert s'éteint en 1933 : Béziers lui fait d'imposantes funérailles.
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