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BAGNOLS (Moulins de) |
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Situés au bas de la ville, sur la rivière l'Orb, les Moulins de Bagnols, appelés jadis Moulins des Evêques de Béziers, furent le point de départ d'un grand exploit technique. C'est ici qu'un jeune Biterrois autodidacte, devenu ingénieur en hydraulique, Jean-Marie Cordier, capta les eaux de l'Orb, en 1827, pour les élever vers le centre-ville. Béziers fut l'une des toutes premières villes de la région et de France a avoir dès lors une eau abondante et d'excellente qualité à une époque où l'eau potable faisait cruellement défaut.
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BEZIERS |
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Une découverte prodigieuse, celle d'un nécropole du néolithique unique dans le sud de la France, faite récemment sur un chantier d'extension d'une rocade aux abords immédiats de la ville, permet aujourd'hui d'avancer que Béziers est l'une des plus anciennes villes du monde, tout au moins de l'Europe. C'est là, sur ce site, qu'auraient vécu, 4.500 ans avant Jésus-Christ, les premiers Biterrois : des agriculteurs et des éleveurs. Béziers aurait donc 6.500 ans. On en était resté jusqu'àlors, à la faveur de recherches archéologiques en centre-ville, à 27 siècles d'Histoire. Un bond extraordinaire !
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BONSI |
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Illustre famille italienne qui donna à Béziers, de 1547 à 1669, cinq évêques ou cardinaux, tous bien en cour à Paris et à Rome et dont l'influence était considérable. Deux d'entre eux reçurent le roi de France dans leur palais épiscopal. C'est l'un d'eux, Jean de Bonsi, qui négocia le mariage d'Henri IV et de Marie de Médicis. Le dernier des Bonsi à occuper le siège épiscopal de Béziers, Pierre, élevé à la cour de France et confident de Mazarin, vivait dans un faste qui l'ont fait appeler par Saint-Simon "le roi du Languedoc".
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CAMEL (Lou) |
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C'est-à-dire le Chameau. C'est sur ce brave animal que Saint-Aphrodise fit son entrée à Béziers venant d'Egypte. Après le martyre du premier évêque de Béziers, un pieux seigneur prit soin du chameau et, après la mort de ce dernier, le bon peuple, reconnaissant, construisit une machine figurant l'humble serviteur d'Aphrodise. Dès lors, Lou Camel devient le symbole emblématique de la Ville. Il est associé à toutes les grandes festivités.
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CANAL DU MIDI |
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Oeuvre du Biterrois Pierre-Paul Riquet (1604-1680), le Canal du Midi - appelé à l'origine Canal Royal des Deux Mers - classé depuis 1996 au Patrimoine mondial de l'Humanité, relie la Garonne à l'étang de Thau. Sa construction dura 14 ans, de 1667 à 1681, et 15.000 ouvrier furent employés sur l'immense chantier : 245 kms de longueur, 64 écluses, 126 ponts dont 7 ponts canaux. Longtemps important atout économique pour toute la région, le Canal du Midi a perdu aujourd'hui son utilité d'antan. Mais une nouvelle et prospère activité en plein essor s'y développe : le tourisme fluvial.
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CARITACHS (Fête de) |
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Les origines de cette fête se perdent dans la nuit des temps. Elles remonteraient au Vème siècle. On la célébrait au mois de mai, le jour de l'Ascension. On l'appelait aussi la Fête du Triomphe de Béziers. Des foules immenses participaient aux célébrations présidées par les plus hautes autorités. Mais la véritable raison des Caritachs, c'était de venir en aide aux pauvres de la ville auxquels on distribuait des pains recueillis tout au long de la fête et qui étaient bénis auparavant par l'évêque et le clergé. D'où le nom de "Caritachs" ou "Charité publique". On distribuait aussi aux nécessiteux le revenu d'un "fief" : un prélèvement financier spécial institué pour l'occasion. Disparues depuis des lustres, les Caritachs viennent d'être remises à l'honneur par la Ville de Béziers.
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CIMETIERE VIEUX |
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Lieu de mémoire, c'est aussi l'une des richesses du patrimoine de Béziers. Un site exceptionnel qui s'inscrit dans la lignée des grandes nécropoles méditerranéennes. Ouvert en 1898, on y trouve les sépultures de tous les notables de cette époque. Les grands propriétaires terriens ont fait ériger ici soit des chapelles soit d'imposantes tombes. Beaucoup sont des oeuvres remarquables signées des plus célèbres sculpteurs de l'aube du XXème siècle, parmi lesquels Injalbert qui repose en ces lieux. Le monument le plus fleuri : celui de la "Vierge au Moucadou". La légende veut qu'elle aurait sauvé un jeune infirme dont le mouchoir maternel avait essuyé le visage de la statue en pleurs.
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CITADELLE |
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Officiellement, c'est la Place Jean-Jaurés, en plein coeur de ville. Un lieu de rencontres et de festivités. Mais pour tous les Biterrois, c'est "la Citadelle". A l'origine se trouvait là le château des vicomtes de Trencavel, seigneurs de Béziers. Vers 1585, le château est détruit par la toute puissante famille des Montmorency, gouverneurs du Languedoc, qui édifient, en cet endroit stratégique, une puissante forteresse. Ce sera la Citadelle, imposant ouvrage militaire. Mais en 1632, l'un des Montmorency, Henri II, prend les armes contre le roi et contre Richelieu. Capturé, il est décapité. Louis XIII ordonne aussitôt la destruction de la Citadelle qui, sur son ordre, est rasée par les Biterrois eux-mêmes.
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CLOITRE |
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Jouxtant la Cathédrale Saint-Nazaire, le cloître du XIVème siècle, havre de silence et de paix, rappelle l'existence en ces lieux d'un corps de chanoines réguliers. C'est un petit chef d'oeuvre du genre avec ses grands arceaux de style ogival, ses colonettes à filets rasés, ses chapiteaux, ses armoiries incrustées dans les murs. Au-dessus des galeries, une large terrasse offre une superbe vue sur un immense paysage qui s'étend des premiers monts des Cévennes jusqu'à l'embouchure de l'Orb.
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CORRIDAS |
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La toute première "course de taureaux" était donnée à Béziers le 1er juin 1859 dans une arène en planches édifiée en centre-ville. Aujourd'hui, grâce aux arènes du Plateau de Valras, Béziers est devenue l'une des villes-phares de la tauromachie en France. Les plus grands matadors y affrontent chaque été les toros des plus prestigieux élevages. En matière tauromachique, Béziers est à présent une place de référence.
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