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  Les Biterroises et les Biterrois croient tout connaître – ou presque – de leur chère ville. Comme d'ailleurs la plupart des citoyens des autres villes. Les monuments, les jardins publics, les musées, les sites du sport, on connaît bien sûr… mais les connaît-on vraiment ? Vérifiez par vous-mêmes avec cette encyclopédie vivante et non exhaustive de la ville.

ALBIGEOIS
La Croisade des Albigeois reste le drame majeur de l'Histoire de Béziers. Soupçonnant la ville et son vicomte, Raymond-Roger Trencavel, d'être "infectés par l'hérésie des Albigeois" (l'hérésie Cathare), Simon de Montfort assiège Béziers. Ce sera le terrible "sac" qui verra l'effroyable massacre des habitants, sans distinction d'âge, de sexe, de rang ou d'opinions religieuses, réfugiés dans l'église de la Madeleine et pour la plupart égorgés. Le massacre des innocents.
ALLEES PAUL-RIQUET
Elles s'appelaient, à l'origine, "La Passejada", c'est-à-dire la Promenade. Entre le Théâtre et le Plateau des Poètes, bordées par la Place Jean-Jaurès (Citadelle), elles constituent le coeur vivant de Béziers, l'artère privilégiée des loisirs, de la fête et des affaires. Souvent comparées aux Ramblas de Barcelone, elles accueillent toutes les grandes manifestations et, tous les vendredis, un ravissant marché aux fleurs. En leur point central, une statue de Paul-Riquet due à David d'Angers.
ANTONINE (Villa)
Résidence Biterroise du grand sculpteur Jean-Antoine Injalbert (1845-1933). Située en centre-ville, au croisement du Boulevard de Genève et de la rue Jean-Valette, il éleva près de cette villa, héritée de son père, un atelier où il pousuivait, lors de ses séjours à Béziers, son oeuvre créatrice. Antonine était le prénom de l'un de ses modèles favoris dont la statue, parmi beaucoup d'autres, est l'un des fleurons du beau jardin de cette résidence qui appartient aujourd'hui à la Ville et que l'on peut visiter. (Voir par ailleurs Injalbert).
APHRODISE
La légende veut que cet Egyptien, qui, jeune prince, aurait reçu chez lui la Vierge Marie, Saint-Joseph et l'Enfant Jésus fuyant la colère d'Hérode, aurait ensuite quitté l'Orient, après la mort de Christ, pour évangéliser la terre. Il est trés vieux lorsqu'il arrive à Béziers à dos de chameau. Mais là, il va connaître le martyr : les Romains le décapitent. Alors, Aphrodise prend sa tête dans ses mains et la porte jusqu'à l'endroit où il va s'ensevelir, et où s'élève aujourd'hui l'église qui lui est dédiée. Saint-Aphrodise sera le premier évêque de Béziers dont la mémoire est toujours vénérée.
APHRODISE (Basilique Saint)
Premier lieu du culte chrétien à Béziers. La basilique pré-romane a été remaniée à l'époque gothique. On peut y admirer, sous la tribune des orgues, un sarcophage du IIIe siècle utilisé comme fonts baptismaux. Et dans le choeur un Christ en croix du sculpteur Biterrois Injalbert. La Saint-Aphrodise est célébrée chaque année avec ferveur par les Biterrois.
ARENES
Les Arènes de Béziers, dites Arènes du Plateau de Valras, ont été construites en 1897. L'important chantier, qui employait 250 ouvriers, n'était pas encore terminé lorsque fut donné la toute première corrida, le 11 juillet de cette même année. C'est en 1905 que l'oeuvre sera achevée. L'amphithéâtre offrait 13.500 places : l'art tauromachique prenait dès lors son envol à Béziers qui est devenu, grâce à ces arènes, l'une des toutes premières places taurines de France. On a surnommé Béziers la "Séville Française".
ARENES ROMAINES
Rome a laissé sur Béziers son empreinte profonde. Témoignage de cette grande civilisation : un vaste amphithéâtre, au quartier Saint-Jacques, mis à jour après de longues recherches, mais dont il ne reste aujourd'hui, malgré une importante oeuvre de restauration, que peu de vestiges. Ces Arènes romaines, édifiées au 1er siècle après Jésus-Christ, pouvaient recevoir près de 15.000 spectateurs.
ARLESIENNE
Un jeune paysan de Camargue, amoureux fou d'une belle Arlésienne qu'il s'apprête à épouser, se suicide en apprenant son infidélité : c'est le célèbre drame d'Alphonse Daudet. Ce jeune paysan s'appelait en fait François Mistral, un petit neveu du grand Félibre. Et Marie était le prénom de celle qui n'était pas du tout une Arlésienne... mais une Biterroise. Tous deux s'étaient connus à Béziers. Un an après le suicide de François, le 27 juin 1863, Marie épousait le fils d'une grande famille de Béziers. Elle repose aujourd'hui au cimetière de Montpellier.
ARMOIRIES
"D'argent à trois fasces de gueules et un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or" : telle est la symbolique des armoiries de Béziers. Une couronne murale surmontant ces armoiries indique que la ville a été une cité fortifiée. Après bien des péripéties telles sont les armoiries de Béziers, officiellement fixées par ordonnance du 5 février 1700 en vertu de l'édit de Louis XIV du 20 novembre 1696.

 
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